kathy Maille - Raconte-moi une histoire (4)
kathy Maille - MEDIUM - TAROLOGUE
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Nil Geisweiller
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ROSE ETERNELLE  


« C’est aujourd’hui dimanche… Tiens ma jolie maman… Voici des roses blanches … Toi qui les aimais tant… »   

Marie, petite fille, aimait  s’approcher de sa mère alors que celle-ci lavait son petit linge à la main. C’était pour elle, le moment propice pour lui demander de chanter « Les Roses Blanches » : Sa mère s’exclamait « Encore! mais cette chanson tu me la réclames tous les jours ! Et le comble c’est que tu pleures à chaque fois. »   Marie suppliait « S’il te plaît  maman, chante ! Je te  promets de ne pas pleurer… »   … Alors la maman chantait :  
… « Sur son petit lit blanc… Là-bas elle m'attend… J'ai pris ces roses blanches… Pour ma jolie maman… »  

… Et la petite Marie pleurait…   Ses larmes, c’était, pour elle, sa façon  de dire à sa « maman » qu’elle l’aimait et de lui exprimer ainsi sa peur de la perdre. Il en fût ainsi jusqu’à la naissance de la quatrième petite sœur. Trop de lassitude, trop de travail, aussi la maman de Marie ne voulait plus chanter, ni pour elle, ni pour personne d’autre.   Le temps passant, Marie avait réalisé son rêve d’indépendance en créant sa société. Très fière de son nouveau bureau, elle avait installé à portée de main une composition florale de roses blanches, des roses en soie, des roses éternelles qu’elle effleurait d’un doigt de temps à autre en murmurant la chanson de son enfance. Peu de temps après, au septième jour d’un mois de novembre funeste, la maman de Marie décéda après trois jours d’agonie. Marie était restée à son chevet, jusqu’à recueillir son dernier souffle.   Quelques jours plus tard, la petite sœur l’avait appelée à son bureau. Désespérée, souffrante, elle était venue chercher du réconfort auprès de Marie. Malgré sa peine, Marie avait trouvé la force de prononcer des mots de consolation et d’espérance. Elle sentait que leur mère était toujours là, invisible certes, mais bien présente. Elle était persuadée qu’elles recevraient toutes deux « un signe » de leur mère et alors même qu’elle tentait de  persuader sa sœur, un bruit léger avait attiré son attention. Là, près de sa main, la tête d’une rose blanche s’était posée tel un papillon dans un bruissement de soie. Marie l’avait prise entre deux doigts tremblants. Un sanglot était monté, long et rauque, du fond de sa gorge.   Incrédule, elle avait fait tourner la rose entre ses doigts, rose dont la tige métallique enrobée avait été coupée nette de manière totalement inexplicable !   Ce fût, sans aucun doute, l’ultime message d’une mère à sa fille, un message doux comme de la soie, doux comme une caresse sur la joue enfantine de Marie

… « Et quand tu t'en iras… Au grand jardin là-bas… Ces belles roses blanches… Tu les emporteras»

                                               KRM ( texte protégé - aôut 2010 )


                             A Bientôt !



                                                     


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